Le gouvernement français a confirmé mercredi la vente de LMB Aerospace, un fabricant français de ventilateurs pour les avions de combat Rafale et les sous-marins nucléaires, au groupe américain Loar. La décision suscite de vives protestations à droite comme à gauche, mais Paris assure avoir imposé des conditions strictes pour protéger les capacités industrielles stratégiques du pays.
LMB Aerospace, basé à Malemort-sur-Corrèze dans le sud-ouest de la France, équipe des équipements militaires essentiels. Ses ventilateurs électriques sont installés sur les Rafale de Dassault, les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins du Naval Group, les hélicoptères Tigre d'Airbus, les chars Leclerc et le porte-avions Charles de Gaulle. L'entreprise réalise déjà 30% de son chiffre d'affaires aux États-Unis.
Les garanties de l'État
Le ministre de l'Économie Roland Lescure a détaillé les conditions imposées à l'investisseur américain. «Le gouvernement a imposé à l'investisseur des conditions strictes de maintien en France et de modernisation des capacités industrielles, indispensables à la poursuite des activités stratégiques de LMB», a déclaré le ministre.
L'État français conservera «une +golden share+, une action préférentielle, au capital de LMB», a précisé Roland Lescure devant la presse. Grâce à ce mécanisme, «toute décision stratégique pourra ętre bloquée par l'État». Le ministre a insisté sur le fait que «l'entreprise continue à produire en France» et que «les contrats stratégiques soient protégés».
Tollé politique à droite et à gauche
La vente provoque une levée de boucliers dans l'opposition. Le président du RN Jordan Bardella a dénoncé sur X une «grande braderie», estimant que «le réarmement de la France est une nécessité vitale, alors que le monde qui vient remet en cause toutes nos certitudes».
La députée LFI Aurélie Trouvé a qualifié la décision de «suicidaire» sur X, déplorant qu'«un industriel stratégique pour la défense et l'aéronautique française entre les mains des USA de Trump».
Le ministre de l'Économie a défendu la ligne du gouvernement: «On souhaite ętre ouverts, mais très vigilants. Évidemment, on ne brade la souveraineté française, surtout en défense, technologies, santé, ou agroalimentaire, à aucun prix». Le ministère promet «un suivi rapproché» pour garantir le maintien des capacités industrielles en France.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).








