Elle aurait eu 75% de chances de survivre: l'hôpital parisien jugé ce lundi

upday.com 2 godzin temu
Le tribunal de Paris rend sa décision sur l'AP-HP après un décès aux urgences (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

Le tribunal correctionnel de Paris rendra sa décision lundi concernant l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris, poursuivie pour homicide involontaire après le décès d'une patiente aux urgences de l'hôpital Lariboisière en décembre 2018. Le parquet a requis la relaxe de l'institution, mais la famille de la victime réclame la reconnaissance de sa responsabilité pénale.

Micheline Myrtil, une Martiniquaise de 55 ans, était arrivée aux urgences le 17 décembre 2018 vers 19h00 avec une fièvre de 40,1°C, des maux de tęte et des douleurs aux mollets. Orientée vers le circuit court, elle a été installée dans la salle d'attente. Vers minuit, le personnel a appelé deux fois le nom "Myatil" au lieu de "Myrtil". N'obtenant pas de réponse, l'hôpital l'a enregistrée comme ayant quitté les lieux à 01h18. Son corps a été découvert à 06h00 sur un brancard dans un coin non surveillé de la salle d'attente. L'autopsie a révélé une défaillance respiratoire aiguë causée par une infection invasive à méningocoque.

Accusations de négligence grave

Le juge d'instruction a pointé une «négligence grave» de l'hôpital, accusant l'établissement d'avoir laissé la patiente sans soins médicaux «pendant plus de cinq heures» dans des locaux «sous-dimensionnés» avec un personnel «insuffisant». Les experts ont estimé qu'elle aurait eu 75% de chances de survie si elle avait été prise en charge plus tôt.

La défense de l'AP-HP a évoqué une situation «exceptionnelle» cette nuit-là en raison de l'affluence et de l'absence d'un médecin. Son avocat, Mario Stasi, a contesté le lien direct entre l'absence de soins et le décès, citant le caractère atypique des symptômes et l'évolution «foudroyante» de l'infection. Il a plaidé la relaxe, arguant qu'une intervention plus rapide n'aurait constitué qu'une «perte de chance» de survie.

Position des parties

Le parquet a estimé fin novembre que la responsabilité pénale de l'institution ne pouvait ętre établie, faute de «lien de causalité certain» entre les dysfonctionnements du service et le décès. L'avocat de la famille de Micheline Myrtil, Eddy Arneton, a déclaré : «La famille de Mme Myrtil attend que le tribunal prenne la pleine mesure de la responsabilité pénale de l'AP-HP.»

Cette affaire a alimenté le débat public sur la crise des hôpitaux publics et le manque de moyens, dénoncés à l'époque par les syndicats.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

Idź do oryginalnego materiału