La ministre de la Santé Stéphanie Rist a alerté jeudi soir sur une « tension dans tous les services d'urgences » en France. Cette crise résulte de la conjonction de trois facteurs : l'épidémie de grippe hivernale, les récentes chutes de neige et une grève des médecins libéraux qui s'intensifie. La ministre s'est rendue aux urgences de l'Hôpital Saint-Antoine à Paris, où l'activité a bondi de 40 % la veille.
Lors de sa visite, Rist a constaté l'ampleur de la situation. Le service a enregistré 240 admissions entre mardi minuit et mercredi minuit, contre une moyenne habituelle de 180. « C'était +40 % d'activité hier, qui ont été absorbées », a indiqué la ministre. Elle a précisé que les patients « ont été correctement pris en charge dans le service », malgré l'afflux massif.
La grève des médecins libéraux, débutée lundi, aggrave considérablement la situation. Le mouvement doit durer dix jours et « monter crescendo », selon les prévisions. Les données de l'Assurance maladie révèlent l'impact du débrayage : l'activité des généralistes a chuté de 19 % mardi et de 15 % lundi par rapport aux niveaux habituels. Les spécialistes ont réduit leur activité de 12 % mardi et 6 % lundi. La ministre a qualifié ces chiffres d'« importants ».
Mesures d'urgence activées
Face à l'afflux de patients, de nombreux hôpitaux ont déclenché leurs « plans blancs » - des protocoles de crise permettant de rappeler du personnel et de reporter des soins non urgents. Le CHU de Toulouse a annoncé dans un communiqué jeudi qu'il allait « anticiper et gérer » le transfert d'activité provoqué par la grève des praticiens libéraux.
Les services d'urgences et les Samu-SAS, qui répondent aux appels au 15, ont été « débordés » ces derniers jours dans plusieurs régions. La ministre a assuré que les autorités peuvent intervenir : « On arrive à réquisitionner s'il y a besoin. » Elle a évoqué un « moment compliqué où il y a l'épidémie de grippe, où il y a eu l'épisode neigeux et la grève des médecins qui entraîne une augmentation d'activité dans tous les services d'urgence ».
Plusieurs urgentistes ont décrit le pic de fréquentation récent comme « jamais vu » depuis la pandémie de Covid-19. Cette comparaison souligne l'intensité exceptionnelle de la crise actuelle qui frappe le système hospitalier français.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).



