Les États-Unis pourraient contrôler le Venezuela et ses ressources pétrolières pendant plusieurs années, a annoncé jeudi le président américain Donald Trump dans une interview au New York Times. Cette déclaration intervient alors que Washington intensifie sa mainmise sur le pays sud-américain après une opération militaire qui a fait 100 morts.
Interrogé sur la durée de cette tutelle américaine, Trump a répondu qu'elle pourrait durer «beaucoup plus longtemps» que trois mois, six mois ou męme un an. Le président a évoqué des opportunités «immenses» au Venezuela et affirmé entretenir une «très bonne entente» avec le gouvernement intérimaire de Caracas. Il doit rencontrer vendredi les dirigeants des grands groupes pétroliers américains pour discuter de ces nouvelles perspectives.
La stratégie de Washington
Le vice-président JD Vance a détaillé mercredi soir sur Fox News la méthode employée par les États-Unis. «La manière dont nous contrôlons le Venezuela, c'est en contrôlant les cordons de la bourse, en contrôlant les ressources énergétiques, et nous disons au régime, vous pouvez vendre le pétrole à condition que vous serviez les intéręts de sécurité nationale américains», a-t-il expliqué.
Vance a justifié cette approche en soulignant: «Voilà comment nous exerçons une pression incroyable sur le pays sans perdre une seule vie américaine, sans mettre en danger un seul citoyen américain». Cette stratégie intervient après une opération des forces spéciales américaines à Caracas qui a abouti à la capture de Nicolas Maduro et causé 100 morts, selon le ministre vénézuélien de l'Intérieur Diosdado Cabello.
Tensions politiques aux États-Unis
Le Sénat américain, à majorité républicaine, doit voter sur une résolution symbolique visant à limiter les pouvoirs de Trump concernant les opérations militaires au Venezuela. Cette initiative témoigne d'un débat sur l'étendue de l'autorité présidentielle dans ce dossier.
Trump a affirmé au New York Times que les autorités vénézuéliennes coopèrent pleinement. «Ils nous donnent tout ce que nous jugeons nécessaire», a-t-il déclaré. Le président a également révélé une «communication constante» entre Delcy Rodriguez, la présidente intérimaire vénézuélienne, et son administration, notamment via le chef de la diplomatie Marco Rubio qui «parle tout le temps avec elle».
Réactions au Venezuela
Delcy Rodriguez a qualifié mercredi soir les échanges commerciaux avec les États-Unis de «rien d'extraordinaire ni d'irrégulier», tout en exprimant des regrets concernant la capture de Maduro.
À Caracas, les habitants affichent des sentiments partagés. Un Vénézuélien de 26 ans a confié: «J'ai l'impression que nous aurons plus d'opportunités si le pétrole est aux mains des États-Unis plutôt que du gouvernement». Il estime que «les décisions que prendront (les Américains) seront meilleures».
Une employée du secteur des services, âgée de 52 ans, s'est montrée plus prudente: «En réalité nous ne savons pas si (cet accord sur le pétrole entre Washington et Caracas) est bon ou mauvais». Elle a ajouté: «Ce que je veux, c'est m'en sortir avec ma famille et vivre normalement, autant que possible, mais tout est très étrange».
Enjeux pétroliers
Trump a précisé ses objectifs économiques dans l'interview au New York Times: «Nous allons reconstruire le pays de manière très rentable». Le président a promis de «faire baisser les prix du pétrole et donner de l'argent au Venezuela, dont il a désespérément besoin».
Le Venezuela devrait livrer aux États-Unis entre 30 et 50 millions de barils de pétrole brut, selon une déclaration antérieure de Trump. Le pays sud-américain dispose de plus de 303 milliards de barils de réserves prouvées selon l'OPEP, les plus importantes au monde, mais sa production stagne à environ un million de barils par jour en raison de décennies de sous-investissement dans les infrastructures.
L'administration Trump a déjà affirmé que le Venezuela ne pourra utiliser les revenus pétroliers que pour acheter des produits fabriqués aux États-Unis. Washington juge prématuré de discuter d'élections au Venezuela.
Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).



