400 kilogrammes d'uranium enrichi au cœur des discussions Iran-États-Unis à Genève

upday.com 2 godzin temu
L'Iran et les États-Unis entament un deuxième cycle de négociations à Genève (Image symbolique - Générée par IA) AI Generated Stock Image

L'Iran et les États-Unis entament mardi un deuxième cycle de discussions à Genève pour tenter de désamorcer le risque d'une intervention militaire américaine. Téhéran perçoit des signes d'une position américaine « plus réaliste » sur le dossier nucléaire iranien, tout en menant simultanément des exercices militaires dans le détroit stratégique d'Ormuz.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, a déclaré lundi : «Nous pouvons prudemment conclure que la position américaine sur la question nucléaire iranienne est devenue plus réaliste.» Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi est arrivé en Suisse et a souligné la «détermination» de l'Iran pour une «diplomatie axée sur les résultats pour garantir les intéręts et droits des Iraniens et la paix et stabilité dans la région». Les envoyés américains Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, «sont en route», a annoncé le secrétaire d'État américain Marco Rubio.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont mené lundi des manœuvres militaires dans le détroit d'Ormuz, déployant bateaux, hélicoptères, drones et missiles. La télévision d'État iranienne a diffusé des images de ces exercices destinés à se préparer «aux menaces sécuritaires et militaires potentielles». Les États-Unis maintiennent la pression avec un porte-avions positionné à environ 700 kilomètres au large des côtes iraniennes et un autre en cours de déploiement.

Le président américain Donald Trump a indiqué lundi soir qu'il participerait «indirectement» aux négociations. «Ils veulent conclure un accord (...). Je ne pense pas qu'ils veulent assumer les conséquences de ne pas conclure un accord», a-t-il affirmé. Vendredi, Trump avait menacé l'Iran de conséquences «traumatisantes» en l'absence d'accord et évoqué ouvertement l'hypothèse d'un «changement de régime».

Divergences sur le périmètre des discussions

Les deux pays «ennemis» divergent sur le champ des discussions. L'Iran souhaite se concentrer uniquement sur son programme nucléaire, qu'il qualifie de «droit inaliénable» pour un usage civil et énergétique. Les Occidentaux et Israël soupçonnent Téhéran de viser l'arme atomique, ce que l'Iran dément. Les États-Unis et Israël exigent également des limites au programme de missiles balistiques et l'arręt du soutien iranien aux groupes armés régionaux.

Abbas Araghchi a posté sur X lundi depuis Genève : «Ce qui n'est pas sur la table: la soumission face aux menaces.» Il a ajouté que l'Iran venait «avec de vraies idées pour parvenir à un accord juste et équitable». Téhéran a indiqué sa disposition à un compromis sur son stock d'uranium hautement enrichi, estimé à plus de 400 kilogrammes, si Washington lève les sanctions.

Ce deuxième round fait suite à des discussions tenues le 6 février à Mascate, en Oman, qui joue un rôle de médiateur. «Nous verrons ce qu'il en est. Nous espérons qu'il y aura un accord», a déclaré Marco Rubio lundi. Les experts considèrent Israël comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient. L'Iran est signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Source : AFP. Note : Cet article a été créé avec l'Intelligence Artificielle (IA).

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