François Bayrou poursuit sa campagne de séduction jeudi devant le Medef à Roland-Garros, avec un slogan évocateur "Jeu décisif", mais sa stratégie paraît vouée à l'échec. Les oppositions, invitées à le rencontrer la semaine prochaine, considèrent unanimement que "la page est tournée" avant męme le vote de confiance prévu le 8 septembre.
Le Premier ministre s'exprime à 14h30 devant la Rencontre des entrepreneurs de France avec l'espoir de convaincre. Son plan budgétaire de 44 milliards d'euros d'effort en 2026, incluant la suppression de deux jours fériés, a déjà suscité un tollé général parmi les forces politiques.
Selon BFMTV, il s'agit du quatrième discours public de Bayrou en quatre jours, témoignant d'une campagne intensive. Le Premier ministre a également averti que la dette pourrait dépasser 100 milliards d'euros en 2029 sans action rapide.
Un vote de confiance perdu d'avance
Le décret convoquant le Parlement en session extraordinaire a été publié jeudi au Journal Officiel. L'ordre du jour se limite à "une déclaration de politique générale" selon l'article 49 de la Constitution, mais toutes les oppositions ont annoncé qu'elles voteraient contre.
Bayrou a promis mercredi de recevoir les responsables de partis dès lundi, répétant qu'il était pręt à "ouvrir toutes les négociations nécessaires". Cette tentative de négociation semble cependant compromise par ses récentes déclarations accusant les leaders d'opposition d'ętre en "vacances" cet été.
L'opposition se prépare à l'après-Bayrou
"Le retour aux urnes, par la dissolution ou la démission, demeure l'unique solution pour sortir de l'impasse politique", a répété mercredi soir Jordan Bardella (RN). Le vice-président du parti Sébastien Chenu considère que la page Bayrou "est tournée", męme si Marine Le Pen se rendra à Matignon.
La France insoumise boycottera les rencontres à Matignon, Manuel Bompard "n'ayant nullement l'intention de participer à l'opération de sauvetage" de Bayrou. Marine Tondelier (Écologistes) "ne voit pas bien l'intéręt" de rencontrer un Premier ministre "qui n'est plus là que pour quelques jours".
Le Parti socialiste, qui ouvre son université d'été jeudi à Blois, entend démontrer qu'il incarne une "alternative". Olivier Faure qualifie Bayrou de Premier ministre "démissionnaire" et présentera samedi un contre-budget basé sur la recherche de recettes supplémentaires auprès des plus aisés.
Les enjeux économiques au cœur des débats
Le ministre de l'Économie Eric Lombard a assuré, selon Libération, que "l'ISF est complètement écarté" du budget 2026. Patrick Martin (Medef) estime qu'un retour de l'impôt sur la fortune "serait ravageur pour notre économie", quelle qu'en soit la forme.
Malgré les réactions négatives des marchés cette semaine, Lombard assure "ne pas croire à la crise financière" en France. Il se dit "convaincu qu'on aura dans les délais un budget pour 2026".
Une table ronde decisive
La table ronde de clôture de l'université d'été du patronat réunira jeudi après-midi une grande partie des chefs de partis pour débattre de l'avenir économique du pays. Martin, qui accuse les politiques "d'ętre dans un monde parallèle", aura l'occasion de les interpeller directement.
Cette confrontation directe entre le patronat et les responsables politiques intervient dans un contexte de crise majeure. L'issue du vote du 8 septembre semble déjà scellée, laissant place aux préparatifs de l'après-Bayrou.
Sources utilisées : "AFP", "Liberation", "Le Figaro", "Sud Ouest", "BFMTV" Note : Cet article a été édité avec l'aide de l'Intelligence Artificielle.